Ligne 13 : Annonce du nom des stations dans les rames : Stop !
Monsieur le responsable de la ligne 13, pourriez-vous s’il vous plaît prendre les dispositions pour que l’on cesse de nous hurler dans les oreilles le nom des stations, deux fois par station ? Ce serait vraiment sympa.
Certes, la voix qui hurle est une charmante voix d’hôtesse, très mielleuse, très soft. Mais cela ne la rend pas moins insupportable. C’est du bruit qui s’ajoute au bruit. Une agression sonore qui s’ajoute aux agressions sonores, déjà si nombreuses, quasi-permanentes. L’aveugle ? Ah oui, bien sûr, l’aveugle ! Le fameux aveugle de la ligne 13 ! Celui qui monte à Châtillon-Montrouge, et qui descend, alternativement, un jour à Saint-Denis-Université, et l’autre à Asnières-Gennevilliers-Les-Courtilles. C’est donc pour lui, tout ça ? Il faudra quand même à l’occasion que vous nous le présentiez, cet aveugle, monsieur le responsable, à nous, les milliers de passagers qui subissons pour lui, jour après jour, tout le long de notre trajet, les vociférations de vos haut-parleurs. On pourrait se cotiser pour lui payer un sonotone, à votre aveugle, puisque apparemment, en plus, il est sourd. D’ailleurs, vous savez, si ça se trouve il n’en a rien à faire, votre aveugle, de vos annonces et de vos haut-parleurs. Si ça se trouve il a déjà tout ce qu’il faut dans son téléphone portable : On lui a téléchargé une application utilisant la géo localisation, facilement accessible par une touche de raccourci, et qui susurre dans son oreillette, rien que pour lui, le nom de chaque station, avec en prime l’emplacement des sorties et correspondances, et optionnellement, une anecdote concernant la station, son historique, le personnage célèbre à qui elle est dédiée, le quartier où elle se trouve, les monuments, les restaurants avoisinants … Le tout à sa demande, quand il en a besoin, quand il en a envie, autant de fois qu’il veut, et au volume sonore qui lui convient. Et si ça se trouve, il n’a pas d’application de géo localisation dans son téléphone portable. Et si ça se trouve, il n’a pas de téléphone portable. Et il s’en tape quand même de vos annonces, parce que les stations, il les repère autrement : A la distance qui les sépare, au positionnement d’un virage entre deux stations, à la pente d’un tunnel, à l’odeur, oui l’odeur, certaines stations ont une odeur, je me souviens encore de celle de la station Havre-Caumartin il y a quelques années, à la densité du mouvement des autres voyageurs, descendant ou montant dans la rame, etc. En plus, monsieur le responsable, inutile de brailler : Votre aveugle, il a déjà son plan en braille ! Si, si elle est bonne, dans le contexte, elle est très bonne. Vous voyez (...), monsieur le responsable, il existe toutes sortes de solutions pour prendre en compte le handicap de votre protégé, sans qu’il soit pour autant nécessaire de torturer l’ensemble des 600.000 voyageurs qui empruntent quotidiennement votre ligne. D’une manière générale, il faudrait, dans ce pays, que l’on cesse, sous la pression de quelques associations de paranoïaques, puissantes et très médiatisées, mais pas toujours représentatives, de rechercher systématiquement des solutions globales, coûteuses et contraignantes, et néanmoins le plus souvent inadaptées, à des problèmes particuliers, marginaux, voire ... mythiques. Antoine Vermeersch, 18/11/10
Ligne 13 : Annonce du nom des stations dans les rames : Stop !
Non, monsieur.
Vous n’avez PAS LE DROIT d’être « contre ». Vous n’avez PAS LE DROIT de ne pas être d’accord. Il s’agit de MES oreilles. De NOS oreilles. Vous n’avez PAS LE DROIT d’en disposer. Disposer d’autrui n’est pas une affaire d’opinion. Pendant plus d’un siècle, les gens ont été capables de se déplacer en métro sans qu’il soit nécessaire de leur hurler le nom des stations dans les oreilles. Oui, je dis bien hurler. On peut hurler avec une voix suave, une voix mielleuse. D’un point de vue phonétique, ces annonces ont été parfaitement réalisées. La prononciation des mots est excellente : Les voyelles sont ciselées, les consonnes sont tranchantes. Au mixage, l’égalisation semble avoir été poussée dans les fréquences moyennes, de sorte qu’elles traversent, transpercent toute autre émission sonore. Impossible d’y échapper. Quand vous parlez avec quelqu’un, elles interrompent votre conversation. Quand vous écoutez de la musique, elles recouvrent le son de votre baladeur. Quand vous lisez, elles brisent votre pensée au milieu d’un paragraphe. Quand vous fermez les yeux, elles déchirent votre somnolence. J’ai même acheté des bouchons d’oreille pour me protéger. En vain. La charmante voix vient se planter dans les tympans, et provoque l’instant d’après une décharge de stress dans l’estomac. A chaque station. Deux fois par station. Il ya des bruits inévitables, tels que celui des essieux dans certaines courbes, et qu’il faut bien supporter. Au contraire, ces annonces relèvent du gadget sonore. C’est un bruit supplémentaire que l’on nous fait subir. Un bruit superflu que l’on rajoute au bruit. Une effraction sonore. Une intrusion. Je suis loin d’être le seul à maugréer contre ces annonces. Même si d’autres ne prendront pas le temps de mettre en forme leur ressentiment. Loin d’être le seul à regarder les haut-parleurs, avec l’envie secrète d’y planter un tournevis. « Ta gueule, mademoiselle. De grâce, ta gueule ! » Antoine Vermeersch, 01/12/10
Ligne 13 : Annonce du nom des stations dans les rames : Stop !
Chère Aludra,
Ne vous en déplaise, le fait que vous soyez aveugle ne vous autorise pas à piétiner, ou faire piétiner les oreilles de 600.000 voyageurs chaque jour, pour ne parler que de la ligne 13. D’autres solutions existent. Voici quelques années, la mairie de Paris, ou la préfecture, sous la pression d’associations très influentes, avait équipé les feux tricolores de boîtiers indiquant la couleur du feu piéton et le nom des rues adjacentes. A chaque changement de couleur du feu, un signal sonore différent retentissait, suivi de l’annonce vocale. C'est-à-dire à peu près une fois toutes les deux minutes. Pour l’aveugle qui passait par là, c’était super. Un immense progrès, tant sur le plan du confort, que de la sécurité. Pour le commerçant qui avait sa boutique à un angle de rue, c’était un véritable enfer. Un jour, rue de la Convention, j’ai vu une femme sortir en furie de sa boutique, les yeux injectés de sang, un tournevis à la main, et poignarder littéralement le boîtier, jusqu’à ce qu’il se taise, puis s’écrouler en larmes au pied du feu. Sans-doute la « forcenée » a-t-elle été condamnée pour « vandalisme » par un juge démagogue qui ne tint aucun compte de l’agression qu’elle avait elle-même subi pendant des mois, jour après jour, avant de finalement craquer. Mais d’autres faits similaires ont dû se produire, car la mairie de Paris (ou la préfecture) a changé de méthode. Les feux tricolores sont aujourd’hui équipés de petits boîtiers beiges, silencieux, qui indiquent aux aveugles les informations dont ils ont besoin. Et qui foutent la paix au reste du monde. Dans le métro, une solution similaire pourrait être envisagée. Ou bien, plus simplement, et plus économiquement, puisque les haut-parleurs sont en place, que les annonces sont enregistrées, et que ça nous a coûté un pognon fou, la solution suivante pourrait être adoptée : Une rame est constituée de cinq voitures. Les annonces pourraient être diffusées, par exemple, dans la voiture de tête et la voiture de queue. Ou dans la seconde et la quatrième. Ou même, s’il s’avérait, par l’interprétation orientée de statistiques foireuses, que la majorité des gens ne savent plus aujourd’hui se déplacer sans être pilotés, téléguidés, dans la voiture de tête, la voiture de queue, et la voiture centrale. Bref. Les voyageurs auraient ainsi le choix. Ceux qui estiment ces annonces utiles, se rendraient dans les voitures où les annonces sont diffusées. Ceux que les annonces exaspèrent, pourraient se réfugier dans les voitures sans annonces. Mais je ne me fais pas trop d’illusions. L’époque n’est pas aux solutions équitables et respectueuses de chacun. Les minorités, regroupées en associations, ont l’oreille des politiques, et dictent leur loi sans conteste ni partage. A preuve, vos propres paroles, mégalomaniaques et despotiques : « Le jour où toutes les lignes seront équipées d'annonces vocales [...], je crois qu'il faudra vous résigner à quitter la région parisienne. Ou bien à vous retirer de la civilisation ». Souhaiter la disparition, l’élimination physique, l'exil, la déportation de ceux qui ont une opinion, une aspiration différente, cela porte un nom, chère Aludra. Antoine Vermeersch, 04/05/11
Ligne 13 : Annonce du nom des stations dans les rames : Stop !
@Meister
(Bonsoir) Vous me reprochez de vouloir « imposer mon point de vue ». Oui, vous avez raison, je suis venu ici pour ça. C’est le propre d’un forum. On émet une idée, on la défend, on l’argumente, on l’étaye ... Quoi de plus normal ? J’essaie en effet d’imposer mon point de vue, face à des annonces que l’on m’impose. Car celui qui impose, rappelons-le, au départ, c’est quand même vous. Vous, employé de la RATP. Vous, solidaire dans vos interventions, des choix de la RATP. Vous, donc, qui nous imposez ces annonces vocales. A nous, qui n’avons rien demandé. A nous, qui les subissons. Vous me reprochez des « attaques personnelles ». Là encore, il ne faudrait pas inverser les rôles. J’ai quand même le droit de me défendre contre ceux qui me prennent à partie, à fortiori de façon malhonnête. Et encore, je ne le fais pas toujours. A celui qui me qualifie de « lâche », j’aurais pu répondre que la première des lâchetés consiste à insulter les gens, dissimulé derrière un pseudonyme. J’aurais également pu lui rétorquer qu’avant de traiter quelqu’un de « stupide », il convenait de s’assurer qu’on avait bien le QI nécessaire, ce qui, à la lecture d’échantillons de ses interventions, ne semble pas être le cas ... Et je ne l’ai pas fait ... Vous qualifiez de « vaseux » les exemples que je cite. Mais où sont vos arguments ? Je me réfère à des faits réels, précis, et de même nature : Oui, il y a quelques années, la Ville de Paris avait équipé les feux tricolores de boîtiers énonçant, systématiquement, à la cantonade, la couleur du feu piéton et le nom des rues adjacentes. A chaque changement de couleur du feu, environ toutes les deux minutes, un signal sonore retentissait, suivi d’une annonce vocale. Et oui, notamment pour les commerçants qui avaient leur boutique à un angle de rue, c’était un véritable enfer. Oui, la Ville de Paris s’est rendu compte de son erreur. Et oui, elle a revu sa copie : Les feux tricolores sont désormais équipés de petits boîtiers beiges, qui déclenchent les annonces vocales uniquement en présence d’un aveugle. En quoi est-ce un exemple « vaseux » ? C’est peut-être vexant pour vous, mais la RATP montre qu’elle a dans ce domaine, un petit métro de retard sur la mairie de Paris ! Vous avancez que les conducteurs de rames sont exposés toute la journée aux annonces. Oh, que voilà un joli petit exemple de langue de bois ! Il n’y a pas de haut-parleur annonçant le nom des stations dans la cabine de conduite ! Fort heureusement d’ailleurs : Nous ne sommes pas pressés de voir la RATP rejoindre le peloton de tête des entreprises ayant les plus forts taux de suicide parmi ses employés ! Nonobstant, j’ai effectivement demandé leur avis à certains conducteurs. Tous invoquent les aveugles pour justifier les annonces, se contentant de relayer l’argumentaire officiel. Lorsqu’on leur expose que d’autres solutions, parfois très simples, existent, on constate vite la limite de leur conviction. Enfin, je tiens à préciser qu’à aucun moment je n’ai parlé de « viles créatures », ni tenu de propos discriminatoires à l’encontre des aveugles. Ce que j’ai à dire, je le dis, et j’ai la prétention de le dire clairement. Vous n’avez pas à me prêter des intentions que je n’ai pas au travers de reformulations, extrapolations et caricatures douteuses. Car là pour le coup, c’est vous qui êtes « vaseux » ! En revanche, c’est vrai, je considère que la prise en compte des besoins des aveugles (entre autres) ne passe pas par la sensiblerie ou la pitié. Oui, d’une manière générale, je combats les associations lobbyistes, qui sous couvert de bonnes causes, font passer n’importe quelle aberration pour un progrès universel majeur. Et je dénonce les pouvoirs publics ou locaux qui se laissent berner, soit par naïveté, soit par intérêt électoraliste. Statistiquement, les aveugles représentent 0,1 % de la population. Si l’on cumule aveugles et mal voyants profonds, on atteint 0,34 %. C’est un fait. Et quel est, parmi ce pourcentage déjà infime, la proportion des aveugles et mal voyants profonds qui empruntent régulièrement le métro et se retrouvent parmi les 600.000 voyageurs recensés quotidiennement sur la ligne 13 ?... Ça fait pas beaucoup beaucoup beaucoup, hein ? Alors certes, au-delà des pourcentages, il convient, bien évidemment, de prendre en compte les besoins de ces personnes. Mais pas au détriment, pas au mépris du reste du monde ! Ce que je dis depuis le début, et que je réaffirme encore, c’est qu’à des problèmes précis il convient d’apporter des solutions ciblées, adaptées, et respectueuses de chacun. Les annonces vocales dans les rames ne le sont pas. Antoine Vermeersch, 28/06/11
Ligne 13 : Annonce du nom des stations dans les rames : Stop !
Et en plus vous voudriez m’apprendre ce qu’est un forum !
On ne doute vraiment de rien, ici ! Je l’ai expliqué à « Meister » et avant lui à « Magister ». Je suis prêt à recommencer pour vous, cher « Filsdagent » ... Et pour qui d’autre ensuite ??? A partir du moment où l’on m’impose des choses qui me crispent, qui me stressent, qui me dérangent au quotidien, je ne me situe plus dans une attitude de « partage », comme vous dites, mais bien d’opposition, de contestation. Mes oreilles n’ont pas à faire l’objet d’un débat. Il ne vous appartient pas de délibérer pour décider de ce que vous allez en faire, de ce qu’il est opportun ou non de mettre dedans. Vous l’avez fait. C’est un abus. Et cet abus, je le combats. Ce qui ne m’empêche pas, comme vous avez pu le remarquer, de rechercher des solutions et de faire des propositions. Il est d’ailleurs assez singulier que ce soit vous qui évoquiez la Chine et la Russie, pays où les haut-parleurs sont abondamment mis à contribution pour occuper l’espace sonore et empêcher les gens de s’évader mentalement. Ce monde de haut-parleurs omniprésents, c’est vous qui êtes en train de le construire, pas moi. Celui qui impose, c’est vous. Celui qui ne laisse pas le choix, c’est vous. Concernant les feux tricolores et leurs petits boitiers beiges ... Je croyais que c’était un badge magnétique qui permettait aux aveugles de déclencher les annonces. Vous m’apprenez que c’est un bouton poussoir ... Soit ! Et de vous empresser de saisir ce prétexte pour affirmer que je raconte n’importe quoi ... C’est donc tout ce que vous avez trouvé ? Sur le fond, un badge magnétique ou un bouton poussoir, qu’est-ce que ça change ? Rassurez-moi : Vous avez bien compris que ce dont il s’agissait, c’était du système mis en place par la mairie de Paris, et qui permet d’adresser à des personnes qui le sollicitent, des messages pertinents pour elles ? Je réponds vite fait à votre paragraphe consacré à ce qui se passe en cabine, car il est clairement hors sujet : Tout d’abord, parce que je ne suis pas payé, moi, pour supporter des annonces indésirables. Déjà, sur ce point, ce n’est pas comparable. Ensuite, les informations que l’on transmet aux conducteurs sont vivantes, liées à une actualité, à un événement, et non pas préenregistrées, répétitives et inutiles pour eux : Lorsque le feu est rouge dans un tunnel, un haut-parleur ne leur dit pas : « Le feu est rouge … ptpt … Le feu est rouge … ptpt ». Du moins je l’espère. J’espère également qu’ils ont accès au réglage du volume sonore de leurs équipements. Enfin, je prends acte de votre fin de non recevoir, qui semble révéler que vous n’êtes pas seulement un « fils d’agent », mais bel et bien un cadre dirigeant décisionnaire. En postant sur ce forum, je pensais m’adresser avant tout à des usagers. Je m’aperçois qu’il n’en est rien, et que les intervenants les plus assidus sont des employés de la RATP, ou les émissaires d’associations qui siègent dans ses commissions. Vous avez donc deux fois la parole : La première, au moment où vous prenez les décisions qui nous concernent. La seconde, en contrecarrant les critiques que l’on vous oppose. Pour ces raisons, je mettrai en œuvre dès la rentrée, d’autres formes de sensibilisation des usagers, sur un terrain plus neutre et plus représentatif. Antoine Vermeersch, 08/07/11
|