Antoine Vermeersch
Né à Paris le 25 juin 1959.
Informaticien. Condamné le 17 mars 2003 par le tribunal de grande instance de Nanterre, pour avoir dit d’un escroc qu’il est un escroc. Concrètement, pour avoir dénoncé publiquement, au moyen d’un site internet, un prélèvement de frais mis en place de façon tout à fait illicite par une banque de courtage. En gros, la banque à utilisé, allant même parfois jusqu’à le tronquer, l’article L312-1 du code monétaire et financier pour faire croire à ses clients qu’ils ne pouvaient s’opposer à ce prélèvement nouveau. Or l’article L312-1 s’applique aux comptes courants, et non pas aux comptes servant de support à des produits financiers comme le stipule très précisément le décret d’application. L’utilisation tronquée, détournée, de ce texte de loi, permet d’exclure toute hypothèse d’une négligence, d’une regrettable erreur. La volonté de tromper est tout à fait indiscutable. En droit français, ce genre de manœuvre s’appelle une escroquerie, un abus de confiance. L’escroquerie en question rapporte à la banque plus de 26 millions d’euros chaque année, à raison de 24 euros par compte et de 1.100.000 clients (24 * 1.100.000 = 26.400.000). Ce prélèvement illicite perdure depuis 2002. Si l’on ajoute que concomitamment à la mise en place de ce prélèvement, la banque rachetait son principal concurrent, si l’on ajoute qu’elle ne disposait pas des liquidités pour le faire, si l’on ajoute que c’est la maison mère qui a avancé les fonds, alors on comprend mieux la finalité de ce prélèvement : Ce sont en fait les clients qui remboursent, sur 18 ans, les fonds avancés par la maison mère pour le rachat. La banque n’a pas été condamnée pour ces faits. Au contraire, c’est le citoyen qui dénonce, preuves à l’appui, qui se voit condamné. Mais je ne suis pas le seul. Mon cas s’inscrit clairement dans une volonté politique de répression à l’encontre de tout ce qui pourrait porter atteinte aux intérêts des grands escrocs de ce monde. On se souvient de l’affaire pere-noel.fr, qui avait vu la condamnation des fondateurs du site defense-consommateur.org à 80.000 euros de dommages et intérêts, plus 15.000 euros de frais de justice et honoraires d’avocats, pour avoir laissé dire sur un forum, que d’encaisser des commandes auprès de centaines de consommateurs, de ne pas les livrer, de ne pas les rembourser, d’être injoignable par quelque moyen que ce soit, et d’entretenir un tel système pendant plusieurs mois, était une escroquerie. Alors qu’en fait il s’agissait ... d’une escroquerie, comme la justice finit par en convenir quelques années plus tard, quand plus personne n’en avait rien à foutre. Réduit au silence également, le site jeboycottedanone.com. Un logo détourné et des images de biscuits baignant dans une mare de sang, suffirent au tribunal de grande instance de Paris, pour conclure à une contrefaçon de la marque Danone. Laissez-nous tranquilles, quoi, on ferme juste quelques usines ! Guillaume Téna, condamné pour avoir mis en avant les failles d’un logiciel anti-virus qui se prétendait infaillible. L’expert mandaté par le juge d’instruction avait pourtant confirmé la véracité de ses démonstrations. Cette fois encore, c’est la contrefaçon qui servit de prétexte aux juges pour punir le brillant jeune homme de nous avoir fait part de ses lumières. Denis Robert dans l’affaire Clearsrteam, croulant sous les plaintes en diffamation, harcelé, torturé psychologiquement, rendu dépressif et insomniaque, et jetant finalement l’éponge ... Et tant d’autres. Nous sommes au moyen âge. Un moyen âge aggravé par la puissance des armes et de l’informatique au service de l’argent sale, des grands escrocs qui dominent le monde, affament et terrorisent les populations, créent les guerres. Les financiers et les industriels sont des seigneurs omnipotents. Leurs châteaux forts sont des immeubles de métal et de verre. Ils ne connaissent plus de frontières géographiques, plus d’opposition politique. Ils accueillent sur leurs yachts des chefs d’états acquis à leur cause. Ils font voter leurs lois, nomment les magistrats. Tous les journaux leur appartiennent, toutes les radios, toutes les télévisions. Les artistes leur mangent dans la main, ou meurent de faim dans l’anonymat. Face à eux, un peuple médusé, trahi par ceux qu’il avait mandatés pour défendre ses intérêts, un peuple désorganisé, déboussolé, dégoûté. L’internationale capitaliste a réussi. La dictature mondialiste est en place. Je fais partie de ceux qui tentent de la combattre. Antoine Vermeersch, 17/03/09
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